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Le processus de capitalization d’expériences aun Mozambique

« Nous avons que peu d’occasions de participer à des activités internationales de développement des capacités, car le portugais y est rarement utilisé, » déplore Daniel Simango. M. Simango est l’un des participants du cluster « capitalisation d’expériences lusophone » du projet de capitalisation d’expériences. Des participants de différentes régions du Mozambique et du Brésil se sont retrouvés à Maputo, en mai et en juin, pour deux ateliers sur ce thème entièrement assurés en portugais.

Le groupe de participants se composait essentiellement d’hommes et de femmes travaillant dans des projets financés par le FIDA au Mozambique et au Brésil, mais aussi d’autres acteurs du développement rural – deux participants du PNUD au Mozambique, un de l’Université Eduardo Mondlane de Maputo, un de l’UCAMA, un syndicat agricole du Mozambique et un autre du programme Semear au Brésil. À l’instar d’autres clusters du projet, l’atelier a suivi une approche d’apprentissage par la pratique qui a permis aux participants de prendre leur propre travail pour point de départ de l’exercice d’apprentissage de la méthodologie et de terminer sur cette base le processus en produisant un article écrit sur les cas qu’ils avaient sélectionnés.

Tout comme dans d’autres régions, le premier atelier s’est concentré sur le processus de capitalisation d’expériences alors que le second a été dédié à la mise par écrit des enseignements appris. Entre les deux ateliers, les participants sont retournés à leur projet pour recueillir et organiser les informations nécessaires. Comme IMark, le module d’apprentissage sur la capitalisation d’expériences n’existe pas en portugais, nous avons utilisé les ressources de l’organisation brésilienne AS-PTA, qui avait adopté une approche similaire (www.aspta.br.com).

Le cluster lusophone était différent des autres clusters à plusieurs autres égards. Tout d’abord, la période entre les deux ateliers a été très courte, mais en contrepartie, le soutien à distance et la pression ont par contre été plus importants. Tous les participants sont donc parvenus à soumettre leur travail pour examen avant le second atelier. La quasi-totalité des participants sont ainsi arrivés au second atelier avec un premier jet de leurs articles. Deuxièmement, nous avons pris le temps de nous réunir tous les jours en formant un cercle afin de partager deux histoires en cours de rédaction. Ce moment « au coin du feu » a été riche en échanges et, d’un point de vue pratique, il a permis d’aller rapidement au cœur de l’histoire et de comprendre ainsi le principal enseignement de chaque étude de cas.

Cet atelier a suivi le modèle et l’approche déjà testée. Toutefois, son contexte, l’apport de l’équipe de facilitation et de soutien, les légers changements apportés au programme, et la spécificité des participants eux-mêmes ont permis de tirer des enseignements très spécifiques. Certains d’entre eux sont accessibles via les liens à droite.

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